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Journée internationale de la coopération policière : la RDC engagée contre la criminalité transfrontalière

À l’approche de la Journée internationale de la coopération policière, célébrée le 7 septembre 2026, les Nations unies placent la protection des personnes vulnérables…

À l’approche de la Journée internationale de la coopération policière, célébrée le 7 septembre 2026, les Nations unies placent la protection des personnes vulnérables et la confiance du public au centre de l’action policière. En République démocratique du Congo, plusieurs opérations illustrent l’utilité de cette collaboration au-delà des frontières.

Le thème de cette année, « Protéger contre la vulnérabilité : promouvoir une action policière fondée sur la confiance et la légitimité », rappelle une exigence fondamentale : la lutte contre la criminalité doit aller de pair avec la protection des populations.

Dans son message, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, souligne :

« La coopération policière internationale est essentielle. En collaborant par-delà les frontières, les services de police peuvent mieux venir en aide aux personnes rescapées, arrêter les auteurs d’infractions, démanteler les réseaux criminels et améliorer la sécurité des populations. »

Face aux conflits, aux déplacements de population et aux réseaux criminels transnationaux, les partenariats entre l’ONU, INTERPOL et les organisations policières régionales doivent permettre de partager les renseignements, de soutenir les enquêtes et de mieux accompagner les victimes.

En RDC, une coopération structurée et des partenariats qui s’élargissent

Membre d’INTERPOL depuis le 21 août 1963, la RDC dispose d’un Bureau central national à Kinshasa. Celui-ci assure la liaison avec les services policiers étrangers et facilite les échanges d’informations nécessaires aux enquêtes et aux opérations transnationales, notamment grâce au réseau sécurisé I-24/7.

Cette coopération s’étend également aux accords bilatéraux. Le 26 mai 2026, à Pékin, la RDC et la Chine ont signé un accord visant à renforcer les capacités opérationnelles de la Police nationale congolaise. L’assistance annoncée concerne notamment la lutte contre la criminalité, la fraude minière et la cybercriminalité. Les deux pays ont convenu de créer un groupe de travail conjoint pour sa mise en œuvre.

Sur le terrain, la police des Nations unies contribue aussi à la protection des civils, aux patrouilles intégrées et à l’appui à la police congolaise dans les zones à risque.

Deux cas emblématiques

1. L’opération Weka : 29 victimes d’exploitation libérées en RDC

Menée du 28 mars au 2 avril 2021 sous la coordination d’INTERPOL, l’opération Weka a mobilisé les services de 24 pays contre la traite des personnes et le trafic de migrants.

En RDC, la police a libéré 29 victimes libanaises, syriennes et jordaniennes exploitées par une entreprise de construction. Selon INTERPOL, leur employeur avait confisqué leurs passeports et ne leur avait versé aucun salaire. Ce cas illustre la dimension internationale de l’exploitation par le travail et l’intérêt d’une réponse policière coordonnée.

2. Brazzaville-Kinshasa : deux suspects transférés grâce à INTERPOL

Le 30 mai 2025, la police judiciaire a présenté à Kinshasa deux personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de traite d’êtres humains, après leur interpellation à Brazzaville.

Selon les déclarations policières rapportées par l’Agence congolaise de presse, leur transfert a été facilité par le Bureau central d’INTERPOL. Le réseau présumé attirait ses victimes avec des promesses d’emplois bien rémunérés, en leur réclamant d’importantes sommes d’argent. Cette affaire montre comment la coopération entre services peut permettre de poursuivre une enquête d’une capitale à l’autre.

Ces deux affaires illustrent des résultats concrets : des victimes soustraites à l’exploitation et des suspects remis aux autorités chargées des enquêtes. Pour la RDC, l’enjeu est de rendre cette protection durable. À la lumière du thème onusien, l’efficacité de la coopération se mesure aussi à la capacité des victimes à demander de l’aide, à être écoutées et à obtenir une réponse policière respectueuse de leurs droits.

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