La République démocratique du Congo observera trois jours de deuil national en mémoire des hauts responsables de la justice militaire et des autres victimes du crash aérien survenu vendredi 25 septembre 2026 à Kenge, dans la province du Kwango. Les drapeaux seront également mis en berne à travers le pays à partir du lundi 28 septembre.
À compter de lundi, les drapeaux seront mis en berne sur l’ensemble du territoire national et le resteront jusqu’à l’inhumation des victimes. Cette mesure a été décidée sur instruction du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, après le drame qui a notamment emporté deux figures de premier plan de la justice militaire congolaise.
Trois jours de recueillement avant les obsèques
Le gouvernement a également décidé d’instaurer trois jours de deuil national avant l’inhumation des disparus.
« Le Gouvernement fera également observer trois jours de deuil national avant l’inhumation des illustres disparus. »
Parmi les victimes figurent le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire. Plusieurs membres de leur délégation ainsi que des membres de l’équipage ont également perdu la vie.
Une mission officielle interrompue à Kenge
Les deux hauts magistrats militaires revenaient d’une mission de service effectuée à Kikwit, dans la province du Kwilu. Leur appareil effectuait le trajet retour vers Kinshasa lorsqu’il s’est écrasé à Kenge.
Selon les premières informations communiquées par les autorités locales, l’avion aurait rencontré un problème pendant son passage au-dessus de la ville. Le pilote aurait tenté de trouver un endroit où poser l’appareil avant le crash dans une parcelle du quartier Manzau. Les premières constatations n’avaient fait état d’aucune victime parmi les habitants au sol.
Une enquête pour établir les causes du crash
Les circonstances exactes de l’accident ne sont pas encore établies. Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a instruit l’ouverture d’une enquête destinée à déterminer les faits, les circonstances et les causes du crash.
Le gouvernement a parallèlement appelé la population au recueillement, à la retenue et à la dignité, demandant notamment d’éviter la diffusion d’images ou de propos susceptibles de porter atteinte à la mémoire des victimes ou d’accentuer la douleur de leurs familles.
Avec la disparition simultanée de l’Auditeur général des FARDC et du Premier président de la Haute Cour militaire, le crash de Kenge touche directement les plus hautes instances de la justice militaire congolaise. Les prochaines communications officielles devraient notamment préciser le calendrier des obsèques et les dates retenues pour les trois jours de deuil national.
