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Lubumbashi : 19 cambriolages signalés en une semaine, la ville croupit dans l’insécurité

Le bulletin hebdomadaire de l’Observatoire Gouvernance sécuritaire et Paix (GSP) fait état d’une série d’incidents sécuritaires enregistrés dans le Grand Katanga entre le 20…

Le bulletin hebdomadaire de l’Observatoire Gouvernance sécuritaire et Paix (GSP) fait état d’une série d’incidents sécuritaires enregistrés dans le Grand Katanga entre le 20 et le 26 septembre 2026. Homicides, tirs, violences impliquant des groupes de jeunes et cambriolages ont notamment été signalés à Lubumbashi, Likasi, Kipushi et dans plusieurs territoires du Haut-Katanga.

À Lubumbashi, le phénomène des cambriolages ressort particulièrement du bilan de la semaine. Le GSP recense 19 cas de cambriolage par effraction, dont dix dans la commune Annexe, six dans la commune de Lubumbashi, deux à Kampemba et un à Katuba.

Les secteurs de Mukuntu, Kalubwe et Gambela figurent parmi les zones où plusieurs faits ont été signalés.

La semaine a également été marquée par plusieurs morts violentes. Parmi elles figure celle de Vincent Mwana Mulenda, président de la Cour d’appel du Haut-Katanga, tué dans la nuit du 20 au 21 septembre à son domicile à Lubumbashi. Une enquête avait ensuite été annoncée par le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa.

À Likasi, le bulletin rapporte qu’un jeune homme aurait été tué par des individus en tenue militaire dans le quartier Kakontwe 2. À Lubumbashi, un autre civil aurait été mortellement atteint par balle après avoir résisté à une tentative d’extorsion de son téléphone.

Des incidents armés à Lwisha et Kipushi

À Lwisha, dans le territoire de Kambove, un incident impliquant un agent de la Police nationale congolaise poursuivant un creuseur aurait fait deux morts et deux blessés par balle.

Selon le GSP, l’un des projectiles aurait atteint une habitation et causé la mort d’une femme.

À Kipushi, le rapport fait également état d’un incident impliquant deux militaires de l’Auditorat militaire. Une adjudante-cheffe aurait été blessée par balle avant que l’auteur du tir ne retourne son arme contre lui-même.

Des groupes de jeunes impliqués dans plusieurs affrontements

La situation sécuritaire a aussi été marquée par des violences entre groupes de jeunes.

Dans la commune Kenya, à Lubumbashi, deux tendances de la jeunesse de l’UNAFEC se seraient affrontées, faisant deux blessés.

À Likasi, d’autres affrontements impliquant des groupes de jeunes à caractère politique auraient provoqué des dégâts, notamment dans un établissement scolaire.

Le vendredi 25 septembre, de nouveaux tirs ont été signalés dans la commune Kenya après une altercation impliquant un membre de la JUNAFEC. Un blessé aurait été enregistré.

Le samedi 26 septembre, le bulletin signale également la mort d’un homme prénommé Teddy, présenté comme administrateur du marché Kamasaka, tué à l’arme blanche par des inconnus.

Une incursion armée signalée vers Mitwaba

À Mukana, sur l’axe situé entre Mitwaba et Kyubo, le GSP rapporte également une incursion attribuée au mouvement rebelle MDKC. Celle-ci aurait été repoussée par les Forces armées de la République démocratique du Congo.

Au-delà des incidents enregistrés, l’Observatoire identifie plusieurs zones où une vigilance accrue serait nécessaire après 20 heures.

À Lubumbashi, il cite notamment Kalebuka, Don Bosco, Kilobelobe, Congo, Bongonga, Lufira et Makomeno.

À Likasi, les secteurs de Kamatanda, Kakontwe 2, Kisunka, Kolomoni, Kanona, Kaponona et le quartier Simba sont également mentionnés. Certains secteurs de Kasumbalesa ainsi que l’axe Kyubo-Mitwaba figurent aussi parmi les zones signalées.

Le GSP appelle au renforcement des patrouilles

Face à cette succession d’incidents, l’Observatoire Gouvernance sécuritaire et Paix appelle notamment à l’ouverture d’enquêtes sur les faits impliquant des armes à feu.

Il recommande également le renforcement des patrouilles dans les zones considérées comme les plus exposées à la criminalité, particulièrement durant la nuit, ainsi que des mesures contre les groupes de jeunes impliqués dans des violences.

Pour le GSP, la multiplication des homicides, extorsions, affrontements et incidents armés constitue un signal préoccupant pour la sécurité dans plusieurs localités du Grand Katanga.

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