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Espagne : le bilan de la collision entre deux TGV grimpe à 69 morts, une défaillance du système de sécurité au cœur de l’enquête

Le bilan de la catastrophe ferroviaire survenue mercredi 28 octobre 2026 en Espagne s'est alourdi, atteignant désormais au moins 69 morts et plus d'une…

Le bilan de la catastrophe ferroviaire survenue mercredi 28 octobre 2026 en Espagne s’est alourdi, atteignant désormais au moins 69 morts et plus d’une centaine de blessés. Ce jeudi, les opérations de recherche se poursuivent dans les décombres des deux trains à grande vitesse entrés en collision près d’Urda, dans la province de Tolède. Les premières investigations s’orientent vers une défaillance informatique suivie d’une possible erreur dans la gestion de la circulation ferroviaire.

L’Espagne est sous le choc au lendemain de cette collision meurtrière entre un train AVE de la compagnie publique Renfe et un convoi de l’opérateur privé Iryo, sur la ligne à grande vitesse reliant Madrid à Séville.

Selon les dernières informations rapportées notamment par Reuters et Associated Press, au moins 69 personnes ont perdu la vie. Plusieurs dizaines de blessés demeurent hospitalisés, parmi lesquels des patients dans un état critique.

Le bilan pourrait encore évoluer, les secouristes poursuivant leurs recherches dans les voitures déformées par la violence de l’impact.

Des recherches intensifiées pour retrouver les victimes

Depuis mercredi, les équipes de secours travaillent sans interruption sur le lieu du drame. Plus de 800 militaires et policiers ont été mobilisés, avec l’appui d’hélicoptères, de drones et d’engins de levage.

Des chiens spécialisés participent également aux recherches, tandis que des grues soulèvent progressivement les voitures accidentées pour permettre aux sauveteurs d’accéder aux parties jusque-là inaccessibles.

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Les autorités ont établi un périmètre de sécurité autour de la zone. Parallèlement, la justice espagnole a ordonné la préservation des éléments matériels susceptibles de contribuer à l’enquête.

À Tolède, les opérations d’identification des corps se poursuivent. Les services médico-légaux effectuent les autopsies, tandis que les familles signalent les disparitions de leurs proches.

Les autorités sanitaires avaient recensé, dans la matinée de jeudi, 53 blessés encore hospitalisés en Castille-La Manche, dont 15 dans un état critique. Ces chiffres peuvent évoluer au rythme des sorties d’hôpital et des nouvelles prises en charge.

Comment les deux trains sont-ils entrés en collision ?

L’accident s’est produit mercredi vers 8 h 53, heure locale, entre Los Yébenes et Urda, à environ 150 kilomètres au sud de Madrid.

Selon les premiers éléments disponibles, le train Iryo était immobilisé sur la voie lorsque le train AVE de Renfe l’a percuté par l’arrière.

L’enquête porte notamment sur une défaillance du système de sécurité ferroviaire LZB, enregistrée vers 8 h 30. Cette panne aurait entraîné l’arrêt automatique de plusieurs convois circulant sur un tronçon d’environ 63 kilomètres.

Dans ce contexte, le centre de contrôle du gestionnaire ferroviaire ADIF, installé à la gare d’Atocha à Madrid, aurait autorisé le train Renfe à reprendre sa circulation à vitesse normale, alors qu’un autre convoi se trouvait toujours immobilisé sur la même voie.

Cette succession d’événements aurait conduit à la collision quelques minutes plus tard.

Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a qualifié les circonstances de l’accident d’inexplicables. Les enquêteurs cherchent maintenant à établir pourquoi les procédures de sécurité n’ont pas empêché les deux trains de se retrouver sur la même voie.

À ce stade, aucune responsabilité individuelle définitive n’a été établie. Les investigations devront déterminer si l’accident résulte d’une erreur humaine, d’une défaillance technique ou d’une combinaison de plusieurs facteurs.

Pedro Sánchez promet une enquête approfondie

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est rendu sur les lieux de la catastrophe pour rencontrer les responsables des opérations de secours.

Face à l’ampleur du drame, il a assuré que les autorités feraient toute la lumière sur les circonstances de la collision et que les éventuelles négligences seraient établies.

Le gouvernement espagnol a décrété trois jours de deuil national, du jeudi 29 au samedi 31 octobre.

Le chef du gouvernement a également promis un accompagnement des victimes et de leurs familles, ainsi que des mesures destinées à renforcer la sécurité ferroviaire.

Une deuxième catastrophe ferroviaire en neuf mois

Cette nouvelle tragédie intervient neuf mois après l’accident d’Adamuz, survenu le 18 janvier 2026, dans la province de Cordoue, où 46 personnes avaient trouvé la mort.

Les deux accidents impliquent des trains à grande vitesse et concernent le corridor ferroviaire reliant Madrid à l’Andalousie.

Cette répétition de catastrophes soulève de nouvelles interrogations sur la fiabilité des installations, les procédures de circulation et le contrôle de la sécurité sur le réseau espagnol.

L’opposition demande désormais des explications au gouvernement concernant l’entretien des infrastructures et les mesures prises depuis le précédent accident.

De leur côté, les conducteurs de Renfe ont entamé ce jeudi une grève de 24 heures, programmée avant la collision, pour réclamer notamment des améliorations structurelles en matière de sécurité ferroviaire.

Le trafic Madrid-Andalousie toujours perturbé

La circulation des trains à grande vitesse entre Madrid et l’Andalousie reste interrompue à la suite de l’accident.

La compagnie Renfe a annoncé la mise en place de solutions alternatives pour certains voyageurs, notamment des dessertes par le réseau conventionnel.

Un dispositif supplémentaire de transport doit entrer en service à partir du vendredi 30 octobre, pendant la suspension des liaisons à grande vitesse.

En attendant, des milliers de voyageurs subissent les conséquences des perturbations, tandis que les autorités ferroviaires évaluent l’étendue des dégâts sur les voies et les installations.

Au-delà du lourd bilan humain, la catastrophe d’Urda pourrait avoir des répercussions durables sur la confiance des usagers du chemin de fer espagnol.

Pour l’heure, les secours restent mobilisés et les enquêteurs concentrent leurs efforts sur la reconstitution des minutes précédant l’accident, afin de comprendre comment deux trains équipés de dispositifs de sécurité ont pu entrer en collision sur l’un des principaux axes ferroviaires du pays.

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