Actualité

Corridor de Lobito : la RDC signe une concession ferroviaire de 1,258 milliard USD avec Mota-Engil

La République démocratique du Congo et l’entreprise Mota-Engil ont signé, mercredi 26 août 2026 à Kinshasa, un contrat de concession portant sur la modernisation…

La République démocratique du Congo et l’entreprise Mota-Engil ont signé, mercredi 26 août 2026 à Kinshasa, un contrat de concession portant sur la modernisation et l’exploitation de la ligne ferroviaire Dilolo–Sakania, composante congolaise du corridor de Lobito.

La cérémonie s’est déroulée à la Cité de l’Union africaine, en présence du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et de son homologue angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, en visite de travail dans la capitale congolaise.

Longue de 1 004,5 kilomètres, la ligne ferroviaire relie Dilolo à Sakania en passant notamment par Kolwezi, Tenke et Lubumbashi. Elle traverse ainsi les principales zones minières, industrielles et agricoles du Lualaba et du Haut-Katanga, avant de se connecter au réseau angolais conduisant au port de Lobito, sur l’océan Atlantique.

Le contrat conclu avec Mota-Engil prévoit un investissement de près de 1,258 milliard de dollars américains. Cette enveloppe sera consacrée aux études, à la réhabilitation des voies existantes, à la modernisation et à l’extension des infrastructures, ainsi qu’à l’exploitation et à la maintenance de la ligne.

La période d’exploitation est fixée à 30 ans. Au terme de la concession, l’ensemble des infrastructures réhabilitées et modernisées sera transféré à l’État congolais.

Selon les dispositions annoncées, la RDC détiendra 10 % des parts et percevra une redevance équivalant à 7,5 % du chiffre d’affaires brut. La Société nationale des chemins de fer du Congo conservera, pour sa part, l’exclusivité du transport des voyageurs ainsi que ses droits dans le transport du fret.

La modernisation de cette ligne doit permettre de porter progressivement sa capacité de transport à 13,7 millions de tonnes par an. Le corridor servira au transport des minerais, mais également des produits agricoles, des hydrocarbures, des intrants industriels, des conteneurs et d’autres marchandises.

« Notre ambition n’est pas de construire un simple corridor d’évacuation des matières premières », a déclaré Félix Tshisekedi. Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de faire de cette infrastructure un corridor de production, de transformation et de création de valeur.

Le projet prévoit également la création d’emplois, la formation de la jeunesse congolaise, le recours aux entreprises locales et le transfert de technologies. Il doit contribuer à renforcer la sécurité du transport ferroviaire, à réduire les coûts logistiques et à améliorer la compétitivité des entreprises congolaises.

De son côté, João Lourenço a présenté le corridor de Lobito comme un projet transnational appelé à soutenir l’intégration économique entre la RDC, l’Angola et la Zambie. Sa mise en œuvre offrira aux productions congolaises un accès stratégique à l’océan Atlantique par le port de Lobito.

Publicité LWS
×