Actualité

11 septembre : 25 ans après les attentats aux États-Unis, le terrorisme reste une menace mondiale

Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, la lutte contre le terrorisme demeure un enjeu majeur de sécurité internationale. Si…

Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, la lutte contre le terrorisme demeure un enjeu majeur de sécurité internationale. Si le 11 septembre est devenu pour plusieurs organisations et associations un moment de mobilisation contre le terrorisme, les chiffres récents montrent que la menace reste particulièrement préoccupante en Afrique subsaharienne, où la République démocratique du Congo figure désormais parmi les pays les plus touchés.

Le 11 septembre 2001 reste l’une des dates les plus marquantes de l’histoire contemporaine. Ce jour-là, quatre avions de ligne avaient été détournés par 19 membres d’Al-Qaïda. Deux appareils avaient percuté les tours du World Trade Center à New York, un troisième le Pentagone et le quatrième s’était écrasé en Pennsylvanie.

Les attentats avaient fait 2 977 morts, originaires de plus de 90 pays, ainsi que des milliers de blessés.

En 2026, leur commémoration revêt une dimension particulière puisqu’elle marque le 25e anniversaire des attaques qui ont profondément modifié les politiques de sécurité et de lutte contre le terrorisme à travers le monde.

Une mobilisation qui dépasse le 11 septembre

Au fil des années, plusieurs associations de victimes et mouvements de paix ont utilisé la date du 11 septembre comme symbole pour sensibiliser contre le terrorisme et renforcer la solidarité avec les victimes.

Mais au niveau des Nations unies, la journée internationale officiellement consacrée aux victimes est célébrée le 21 août. Elle a été créée par l’Assemblée générale en 2017 afin d’honorer les victimes et survivants et de promouvoir leurs droits.

Lors de la commémoration de 2026, organisée sous le thème « Guérir par la mémoire », le secrétaire général de l’ONU António Guterres a insisté sur la nécessité de préserver la mémoire des victimes tout en refusant que leurs histoires soient utilisées pour alimenter de nouvelles formes de haine.

« Au lieu de laisser la terreur nous diviser, nous pouvons et devons rester unis. »

5 582 morts dans le monde en 2025

Si le nombre de victimes du terrorisme a reculé à l’échelle mondiale, la menace demeure importante.

Selon le Global Terrorism Index 2026, 5 582 personnes ont été tuées dans des actes terroristes en 2025, contre 7 714 l’année précédente, soit une baisse de 28 %. Le nombre d’incidents a également reculé de 22 %, pour atteindre 2 944 attaques recensées.

Cette amélioration mondiale cache cependant d’importantes disparités. L’Afrique subsaharienne est devenue l’un des principaux épicentres du terrorisme : six des dix pays les plus touchés au monde se trouvent dans cette région.

La RDC parmi les pays les plus touchés

La situation est particulièrement préoccupante en République démocratique du Congo.

Le Global Terrorism Index 2026 classe la RDC au 8e rang mondial des pays les plus affectés par le terrorisme. Le pays a enregistré 467 morts attribuées à des actes terroristes en 2025, contre 365 en 2024, soit une augmentation d’environ 28 %.

Cette hausse est principalement attribuée aux attaques des Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé affilié à l’État islamique et particulièrement actif au Nord-Kivu et en Ituri.

Les ADF sont régulièrement accusées de meurtres de civils, d’enlèvements, de destructions de villages, de déplacements forcés ainsi que d’attaques contre des écoles et des structures sanitaires.

La RDC fait par ailleurs partie, avec le Pakistan, le Burkina Faso, le Nigeria et le Niger, des cinq pays qui ont concentré près de 70 % des décès liés au terrorisme dans le monde en 2025.

Les victimes au cœur de la lutte

Au-delà de la réponse militaire et sécuritaire, la prise en charge des victimes constitue un autre volet essentiel de la lutte contre le terrorisme.

Les victimes et leurs familles ont souvent besoin d’un accompagnement à long terme comprenant une assistance médicale, psychologique, sociale et financière, ainsi qu’un accès à la justice et aux mécanismes de réparation.

La lutte contre le terrorisme repose également sur la prévention de la radicalisation, le renforcement de l’État de droit, la coopération internationale et la lutte contre les conditions susceptibles de favoriser l’extrémisme violent.

Ces différents mécanismes visent à apporter une réponse plus globale à une menace qui ne peut être combattue uniquement par les opérations militaires ou policières.

Vingt-cinq ans après le 11 septembre 2001, la menace terroriste a donc changé de géographie sans disparaître. Pour la RDC, confrontée directement aux violences des ADF dans l’Est, cette commémoration mondiale résonne désormais comme une réalité nationale.

Publicité LWS
×