La situation sécuritaire suscite de nouvelles inquiétudes à Lubumbashi et dans certaines villes du Haut-Katanga. Dans une alerte publiée le dimanche 6 septembre 2026, le Cadre de concertation de la société civile « Gouvernance Sécuritaire et Paix » fait état de plusieurs cas de tueries enregistrés ces derniers jours et appelle les autorités à renforcer les mesures de sécurité.
Selon cette organisation de la société civile, deux policiers ont été tués dimanche 6 septembre vers 19 heures lors d’un braquage visant une station-service dans le secteur de l’Avalée, vers l’avenue Manono à Lubumbashi.
Le Cadre de concertation affirme que les assaillants se trouvaient à bord d’un véhicule Nissan rouge dépourvu de plaque d’immatriculation.
Cet incident intervient, selon la même source, après d’autres cas de violences meurtrières enregistrés ces derniers jours.
Le 4 septembre 2026 vers 21 heures, un haut cadre de Tenke Fungurume Mining, identifié sous le nom de Kamu, a été tué à Lubumbashi, sur l’avenue de la Régie, dans le quartier Hewa Bora. Son corps sans vie a ensuite été retrouvé dans les environs.
Deux jours auparavant, le 2 septembre, un jeune homme a également été tué vers 19 heures dans sa parcelle à Likasi, dans le secteur de l’usine Huachin, sur la route Kakontwe.
Face à cette succession d’incidents, le Cadre de concertation estime que la situation nécessite une réaction urgente des autorités provinciales et des services de sécurité.
« Trop c’est trop », dénonce l’organisation, qui présente ses condoléances aux familles des victimes.
Le Cadre de concertation demande notamment au gouvernement d’ouvrir des enquêtes « sérieuses et urgentes » afin d’identifier les auteurs de ces crimes et de démanteler les groupes criminels impliqués.
L’organisation plaide également pour le renforcement des patrouilles mixtes de la Police nationale congolaise et des FARDC sur plusieurs axes considérés comme sensibles, notamment Hewa Bora, Manono et Avalée.
Elle propose par ailleurs la mise en place d’un numéro vert permettant aux habitants de signaler notamment la circulation de véhicules sans plaques d’immatriculation.
Le Cadre de concertation appelle enfin la population de Lubumbashi à renforcer sa collaboration avec la police et les services de renseignements en signalant tout mouvement suspect.
« La sécurité est l’affaire de tous. Nos villes ne sont pas des abattoirs », conclut le communiqué signé à Lubumbashi par Bertin Tshoz, Team Leader provincial du programme Gouvernance Sécuritaire et Paix.
