L’AS Vita Club de Kinshasa est une nouvelle fois confrontée aux conséquences d’un contentieux financier. Suspendus pour 30 jours par la FECOFA dans l’affaire l’opposant à Yves Diba Ilunga, les Dauphins Noirs doivent régler une dette de plus de 51 000 dollars pour éviter une aggravation de la sanction. Ce dossier s’ajoute à plusieurs litiges contractuels que le club a dû régulariser ces dernières années.
La décision est tombée le 2 septembre 2026. La Commission de discipline et des contentieux de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) a suspendu l’AS Vita Club pour une durée de 30 jours dans le dossier l’opposant à son ancien joueur et manager Yves Diba Ilunga.
La Linafoot est appelée à ne pas programmer le club pendant cette période et Vita risque une sanction plus lourde si la situation n’est pas régularisée.
Une condamnation de 61 500 dollars
À l’origine de la sanction se trouve une décision de la Commission de discipline de la FECOFA datée du 21 août 2025 et notifiée le 18 septembre suivant.
Vita Club avait été condamné à verser à Yves Diba 61 500 dollars américains au titre de salaires et primes impayés.
Près d’un an plus tard, le club a effectué un acompte de 10 000 dollars le 30 juillet 2026. La FECOFA considère cependant que les engagements pris pour poursuivre le règlement n’ont pas été respectés, ce qui a conduit à la suspension prononcée début septembre.
Selon les publications rapportant la décision, le montant encore réclamé se situe autour de 51 000 dollars.
Plusieurs sanctions liées à des créances
Le dossier Diba intervient après d’autres contentieux financiers documentés impliquant Vita Club.
En janvier 2026, la FIFA a levé une interdiction d’enregistrement de nouveaux joueurs après que le club a réglé les sommes dues au joueur sénégalais Mamadou Seck. La correspondance de la FIFA relayée par le service de communication de Vita confirmait que le créancier avait reçu les montants dus et que la procédure était dès lors clôturée.
Quelques mois plus tard, un autre dossier a concerné le joueur mauritanien Sid’Ahmed Ablla. Une interdiction d’enregistrement avait également été imposée au club avant d’être définitivement levée fin avril 2026 après un accord entre les parties. Vita Club avait lui-même annoncé la levée de cette sanction.
Un précédent dossier concernant Siaka Bagayogo Chato avait déjà conduit Vita à annoncer, en août 2025, la levée d’une sanction de la FIFA après régularisation de l’affaire.
Ces différents cas ne permettent pas, à eux seuls, d’établir le montant global des dettes de Vita Club. Ils montrent en revanche un fait vérifiable : plusieurs contentieux contractuels ou financiers ont, à différentes périodes, entraîné des restrictions sportives contre le club avant leur règlement.
Les dettes apparaissent aussi dans le dossier institutionnel
La question financière dépasse d’ailleurs le seul litige avec Yves Diba.
Le 21 août 2026, lorsque le ministère des Sports a suspendu le processus électoral de Vita Club et maintenu le comité de coordination en place pour gérer les affaires courantes, l’une des missions confiées à ce comité était précisément d’introduire une demande officielle d’appui auprès du ministre pour l’épurement des dettes du club.
Cette instruction officielle constitue un autre indicateur de l’importance prise par le passif financier dans la gestion actuelle des Dauphins Noirs.
Une conséquence directe sur les ambitions sportives
La nouvelle sanction arrive au moment où Vita Club prépare la saison 2026-2027 et vient de renforcer son effectif.
Le problème n’est donc plus seulement comptable : il devient directement sportif.
Une dette issue d’un ancien contentieux peut désormais empêcher l’équipe d’être programmée normalement en championnat. Si elle n’est pas réglée dans les délais prévus par les instances disciplinaires, Vita s’expose à des mesures supplémentaires.
Le constat qui découle des faits est ainsi clair : à plusieurs reprises, Vita Club a dû mobiliser des ressources pour régler d’anciens litiges afin de retrouver ses droits sportifs.
Dans l’immédiat, le dossier Yves Diba constitue le plus urgent. Après le paiement de 10 000 dollars, les Dauphins Noirs doivent encore parvenir à régulariser le solde réclamé pour éviter que ce contentieux financier ne pèse davantage sur le début de leur nouvelle saison.
