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Zambie : soupçonné d’être Congolais, Celestine Mukandila voit ses documents d’identité annulés

La crise politique postélectorale prend une nouvelle tournure en Zambie. Le vendredi 4 septembre 2026, le gouvernement a annulé la carte nationale d’identité et…

La crise politique postélectorale prend une nouvelle tournure en Zambie. Le vendredi 4 septembre 2026, le gouvernement a annulé la carte nationale d’identité et le passeport de Celestine Mukandila, secrétaire général de la Tonse/Pamodzi Alliance, actuellement détenu. Une décision que l’intéressé a contestée le samedi 5 septembre, affirmant être Zambien par filiation maternelle.

Le gouvernement invalide son passeport et sa carte d’identité

Selon le Government Gazette Notice n°1418 de 2026, publié le 4 septembre 2026, le Department of National Registration, Passport and Citizenship a annulé les documents de Celestine Mukandila après avoir estimé qu’ils auraient été obtenus par fraude, fausse déclaration ou présentation trompeuse.

Le ministère de l’Intérieur précise que ces documents ne peuvent désormais plus être utilisés pour voyager, s’identifier ou accomplir une démarche officielle.

« Toute utilisation des documents annulés peut constituer une infraction. »
Avis officiel du gouvernement zambien.

Les autorités ont également demandé aux institutions publiques, banques, postes-frontières et services de sécurité de ne plus reconnaître ces documents.

Mukandila revendique sa nationalité zambienne

Dans une déclaration publiée le samedi 5 septembre 2026, Celestine Mukandila a rejeté les conclusions des autorités. Il affirme être né en 1990 à Lubumbashi, en République démocratique du Congo, d’un père congolais et d’une mère zambienne.

« Le fait que je sois né en dehors de la Zambie ne fait pas, en soi, de moi un étranger. »
— Celestine Mukandila.

Il soutient que la Constitution zambienne reconnaît la nationalité par filiation et affirme que sa famille maternelle est originaire de la province de Luapula.

La Haute Cour s’en mêle

Cette nouvelle polémique intervient alors que Mukandila est détenu depuis le 20 août 2026 pour des accusations liées à son identité et à la possession de documents zambiens.

Le 4 septembre 2026, la Haute Cour de Lusaka a accepté sa demande d’habeas corpus et ordonné à l’État de le présenter devant la justice afin de justifier légalement la poursuite de sa détention.

Mukandila affirme que son maintien en détention est illégal et demande sa libération.

Cette affaire ajoute ainsi un nouveau front à la crise qui secoue la Zambie depuis la présidentielle du 13 août 2026. Plusieurs responsables de l’opposition sont détenus, tandis que Brian Mundubile et Makebi Zulu restent poursuivis pour trahison.

Au-delà des accusations pénales, le bras de fer s’étend désormais aux questions de nationalité, de droits constitutionnels et d’accès à la justice, accentuant encore les tensions entre le gouvernement et l’opposition.

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