L’Institut français de Lubumbashi – Halle de l’Étoile a un nouveau visage à sa direction. Stéphane Leclerc succède à Thomas De Douhet. Musicien de formation, pédagogue et professionnel de la coopération culturelle, il arrive dans le Haut-Katanga avec un parcours construit entre la France, le Cameroun et le Maroc.
L’arrivée de Stéphane Leclerc à la tête de l’Institut français de Lubumbashi est désormais actée. Le site officiel de l’Institut français de RDC le présente comme directeur délégué à Lubumbashi, aux côtés de l’équipe de direction du réseau français en République démocratique du Congo.
Il prend ainsi la relève de Thomas De Douhet, qui occupait cette fonction à Lubumbashi.
De la flûte à la direction d’institutions culturelles
Avant de devenir un professionnel de l’action culturelle, Stéphane Leclerc s’est construit dans l’univers de la musique classique.
Flûtiste de formation, il a étudié auprès de Patrice Bocquillon à l’École normale de musique de Paris, de Michel Moraguès au Conservatoire de Saint-Maur, puis au Conservatoire de Genève dans la classe de Jean-Claude Hermenjat, où il a obtenu un prix de virtuosité.
Son parcours musical l’a également conduit à travailler avec différentes formations, parmi lesquelles les Concerts Lamoureux, l’Orchestre de Picardie, l’Ensemble intercontemporain et l’Opéra de Toulon.
Il est aussi titulaire du certificat d’aptitude au professorat de flûte traversière.
Une carrière tournée vers la transmission et la gestion culturelle
Parallèlement à la pratique musicale, Stéphane Leclerc s’est progressivement orienté vers l’enseignement puis la direction d’établissements culturels.
Son parcours professionnel comprend notamment des responsabilités dans des conservatoires au Pecq, en Corse, à Rouen et dans la métropole Toulon Provence Méditerranée.
Cette expérience lui a permis de conjuguer pédagogie, programmation artistique et gestion d’institutions culturelles avant de rejoindre le réseau culturel français à l’étranger.
Une première expérience africaine au Cameroun
Entre 2015 et 2017, Stéphane Leclerc a occupé les fonctions de directeur délégué de l’Institut français du Cameroun à Yaoundé et d’attaché culturel.
Dès sa prise de fonction, il affichait notamment son intérêt pour la jeunesse et les nouvelles formes de création.
« On devrait insister sur le travail avec la jeunesse. »
Cette orientation figurait parmi les priorités qu’il évoquait lors de la rentrée culturelle de l’Institut français du Cameroun en 2015.
Du Maroc à Lubumbashi
Après son passage au Cameroun et de nouvelles responsabilités en France, Stéphane Leclerc rejoint en septembre 2022 l’Institut français du Maroc à Oujda, où il occupe la fonction de directeur délégué.
Il y développe notamment des activités et partenariats dans les domaines culturel, éducatif et de l’apprentissage du français.
Son passage à Oujda est également marqué par des collaborations avec des établissements éducatifs autour des certifications de français, des activités culturelles et des services de médiathèque.
C’est donc un responsable disposant à la fois d’une expérience artistique, pédagogique et culturelle internationale qui arrive aujourd’hui à Lubumbashi.
Un nouveau chapitre pour la Halle de l’Étoile
À la tête de l’Institut français de Lubumbashi, Stéphane Leclerc hérite d’une institution fortement présente dans la vie culturelle lushoise et dans l’accompagnement des artistes, des étudiants et des initiatives créatives.
Après les années Thomas De Douhet, l’arrivée de Stéphane Leclerc ouvre ainsi une nouvelle page pour la Halle de l’Étoile.
Son expérience acquise notamment au Cameroun et au Maroc sera désormais mise à contribution dans une ville de Lubumbashi où la scène artistique et culturelle demeure particulièrement dynamique.
