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Zambie : Hakainde Hichilema investi pour un second mandat dans un climat politique tendu

Hakainde Hichilema a officiellement entamé, lundi 1er septembre 2026, son deuxième mandat à la tête de la Zambie. Devant un National Heroes Stadium rempli…

Hakainde Hichilema a officiellement entamé, lundi 1er septembre 2026, son deuxième mandat à la tête de la Zambie. Devant un National Heroes Stadium rempli à Lusaka et en présence de plusieurs dirigeants africains, le président réélu a placé son nouveau quinquennat sous le signe de l’unité nationale et de la relance économique, alors que la contestation du scrutin reste vive.

Hichilema prête serment pour cinq nouvelles années

La prestation de serment a été conduite par le président de la Cour suprême, Mumba Malila. La vice-présidente Mutale Nalumango a également été investie pour un second mandat.

« Je jure d’exercer fidèlement et avec diligence mes fonctions […] et de respecter et défendre la Constitution de la Zambie. »
Hakainde Hichilema

Plusieurs chefs d’État africains ont assisté à la cérémonie, notamment William Ruto du Kenya, Samia Suluhu Hassan de Tanzanie, Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe, Netumbo Nandi-Ndaitwah de Namibie et Duma Boko du Botswana.

« Grow Zambia », le nouveau cap économique

Dans son discours d’investiture, Hichilema a présenté le programme « Grow Zambia », destiné à faire passer le pays de la stabilisation économique à une phase de production et de création de richesses.

« Ce nouveau mandat de cinq ans marque la naissance de l’agenda “Grow Zambia”. »
Hakainde Hichilema

Le programme ambitionne notamment d’accroître fortement la production de cuivre, d’électricité et de produits agricoles, tout en développant le tourisme, l’industrie et la transformation locale.

Un appel à l’unité sur fond de crise postélectorale

Hichilema a également tendu la main à ses adversaires, affirmant que la compétition politique ne devait pas transformer les Zambiens en ennemis.

L’Union africaine, représentée par Hilda Suka-Mafudze, a pour sa part rappelé les acquis démocratiques du pays.

« La Zambie possède un bon bilan en matière de paix, d’unité, de stabilité et de gouvernance démocratique. Ce sont des acquis nationaux importants. »
Hilda Suka-Mafudze, représentante de l’Union africaine.

Cette investiture intervient cependant dans un contexte particulièrement tendu. Le principal adversaire de Hichilema, Brian Mundubile, reste détenu et inculpé de trahison avec son colistier Makebi Zulu. Des observateurs électoraux ont également signalé de sérieuses irrégularités lors du scrutin du 13 août, même s’ils estiment que celles-ci n’auraient probablement pas changé le vainqueur final.

Le deuxième mandat de Hichilema débute ainsi entre ambitions économiques, reconnaissance régionale et défi majeur de réconciliation politique.

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