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RDC-Football : la pelouse du Stade des Martyrs fait scandale après RDC-Guinée équatoriale

Le match entre les Léopards de la RDC et le Nzalang Nacional de la Guinée équatoriale, disputé le 24 septembre 2026 au Stade des…

Le match entre les Léopards de la RDC et le Nzalang Nacional de la Guinée équatoriale, disputé le 24 septembre 2026 au Stade des Martyrs de Kinshasa dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027, a remis au premier plan une question embarrassante : l’état de la pelouse du plus grand stade de la République démocratique du Congo.

Tout au long de la rencontre, les joueurs des deux équipes ont dû composer avec une pelouse synthétique visiblement en mauvais état. Faux rebonds changeant parfois la trajectoire du ballon, appuis difficiles, glissades dangereuses et risque de blessures : les conditions de jeu ont suscité de nombreuses critiques.

Des incommodités difficilement compatibles avec le prestige du Stade des Martyrs, considéré comme l’une des principales infrastructures sportives du pays.

Une indignation qui dépasse les frontières de la RDC

L’état de l’aire de jeu n’est pas passé inaperçu. Plusieurs observateurs et chroniqueurs sportifs ont vivement réagi après la rencontre.

France 24, certains commentaires ont même comparé la rencontre à un « match champêtre », avec une pelouse assimilée à un champ de manioc et de patates.

Le chroniqueur sportif Rémy Ngono s’est montré particulièrement sévère en évoquant les importantes sommes générées par les performances de la sélection congolaise à la coupe du monde.

« Mais ils ont rapporté beaucoup d’argent. 2,5 millions rien que parce qu’ils se sont préparés. Après, 10 millions pour la participation. 11 millions pour la qualification face à l’Angleterre. Ça fait 23,5 millions de dollars. Et vous êtes incapables de me faire un stade digne de ce nom. »

Cette sortie traduit l’indignation d’une partie du monde du football face au contraste entre les ambitions sportives de la RDC et l’état de certaines de ses infrastructures.

Elle soulève aussi une autre interrogation : qu’est-il réellement advenu des fonds générés par les différentes participations et performances internationales de la RDC, notamment dans le cadre de la Coupe du monde ? Quelle part de ces ressources a été consacrée à l’entretien, à la modernisation ou à la remise à niveau des infrastructures sportives nationales ? Et, au regard de l’état actuel du Stade des Martyrs, comment ces fonds ont-ils été gérés et quelles priorités ont réellement été retenues ?

Autant de questions qui méritent d’être posées, sans préjuger des réponses, mais qui deviennent difficiles à éviter lorsque l’état de la principale enceinte sportive du pays contraste avec les montants évoqués autour des performances de la sélection nationale.

Un stade pourtant homologué en catégorie 3

La polémique relance également la question de l’homologation et surtout de l’entretien régulier du Stade des Martyrs.

En septembre 2026, la Confédération africaine de football avait classé cette enceinte en catégorie 3, sur une échelle qui en compte quatre.

Cette homologation permet notamment au stade d’accueillir plusieurs compétitions internationales, dont des rencontres des éliminatoires de la CAN et de la Coupe du monde, sous réserve du respect permanent des exigences imposées par la CAF.

Mais être homologué ne signifie pas que le stade bénéficie d’un blanc-seing définitif.

Une autorisation encadrée pour RDC–Guinée équatoriale

Pour la rencontre entre la RDC et la Guinée équatoriale, la CAF avait accordé une autorisation encadrée concernant l’accès du public.

Une dérogation spéciale avait été accordée avec une jauge limitée à 20 000 personnes, dont 18 000 places destinées aux supporters.

Le Stade des Martyrs était donc bien autorisé à accueillir cette rencontre et reste homologué en catégorie 3, mais son exploitation peut être soumise à des restrictions particulières.

La pelouse, prochain sujet de préoccupation pour la CAF ?

Après cette rencontre, la question ne concerne désormais plus seulement l’accès du public ou les conditions d’exploitation des tribunes.

L’état de l’aire de jeu pourrait à son tour devenir un sujet de préoccupation.

Les faux rebonds observés, les glissades répétées et les difficultés rencontrées par les joueurs posent la question du maintien réel des standards exigés pour une infrastructure internationale.

Une homologation CAF n’est pas un acquis éternel. Elle suppose que les installations continuent à répondre aux critères techniques et de sécurité exigés par l’instance continentale.

Au regard de ce qui a été observé pendant RDC–Guinée équatoriale, une réaction de la CAF lors de ses prochaines évaluations du Stade des Martyrs ne peut donc pas être exclue.

Au-delà de l’homologation, c’est surtout la question de l’entretien qui revient avec insistance.

Car disposer du plus grand stade du pays est une chose. Le maintenir dans un état digne des ambitions du football congolais en est une autre.

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