La crise politique et judiciaire qui secoue la Zambie après la présidentielle d’août 2026 connaît un nouveau développement. Celestin Mukandila, secrétaire général de la Tonse-Pamodzi Alliance, proche de Brian Mundubile, a comparu devant un tribunal de Lusaka après environ 40 jours de détention. Cette comparution intervient quelques jours après qu’une décision de la Haute Cour lui a accordé une liberté constitutionnelle.
Celestin Mukandila a comparu lundi 29 septembre devant le tribunal de première instance de Lusaka pour répondre d’accusations liées notamment à la falsification et à l’usage présumé de faux documents.
L’affaire porte sur la controverse entourant sa nationalité et ses documents d’identité. Soupçonné d’être congolais de RDC, les autorités zambiennes avaient notamment annulé son National Registration Card ainsi que son passeport, invoquant des irrégularités dans l’obtention de ces documents.
Mukandila conteste cette version. Il soutient être Zambien par filiation, notamment par sa mère, et a engagé une procédure devant la Haute Cour pour contester les décisions prises à son encontre.
Une décision de la Haute Cour au cœur du dossier
Le développement le plus important dans cette affaire est intervenu quelques jours avant sa comparution.
Le 25 septembre, la Haute Cour de Lusaka avait accordé à Mukandila une liberté constitutionnelle et ordonné sa libération, après plusieurs semaines passées en détention.
Cette décision remet au premier plan le débat sur la durée des détentions et le respect des garanties constitutionnelles dans les différentes procédures engagées depuis la crise postélectorale.
Ses avocats soutiennent que les conditions imposées pour sa remise en liberté avaient été remplies.
Le camp Mundubile sous pression
L’affaire Mukandila intervient alors que plusieurs personnalités appartenant ou proches du camp de Brian Mundubile sont confrontées à différentes procédures judiciaires depuis la présidentielle du 13 août.
Mundubile lui-même reste détenu avec Makebi Zulu et plusieurs coaccusés dans l’affaire de trahison. Une procédure distincte pour pratiques séditieuses est également engagée contre les deux responsables politiques.
La détention prolongée de Mundubile continue de susciter des réactions de son opposition, d’avocats et d’acteurs de la société civile, tandis que les autorités zambiennes affirment que les différentes affaires doivent suivre leur cours devant les juridictions compétentes.
À ce stade, aucune nouvelle décision judiciaire n’a été annoncée concernant directement l’accusation de trahison visant Mundubile.
La comparution de Celestin Mukandila ajoute ainsi un nouvel épisode au bras de fer politique et judiciaire qui se poursuit en Zambie plusieurs semaines après l’élection présidentielle.
