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Zambie : Mo Ibrahim met en garde Hichilema contre un recul démocratique après la présidentielle

Le fondateur de la Mo Ibrahim Foundation, Mo Ibrahim, exprime de « profondes inquiétudes » face à la situation politique en Zambie après la…

Le fondateur de la Mo Ibrahim Foundation, Mo Ibrahim, exprime de « profondes inquiétudes » face à la situation politique en Zambie après la présidentielle du 13 août. Il appelle directement le président Hakainde Hichilema à préserver les acquis démocratiques du pays et le bilan de son premier mandat.

Dans une déclaration publiée le 26 août 2026, Mo Ibrahim estime que les événements ayant suivi l’élection présidentielle risquent d’affaiblir la réputation démocratique construite par la Zambie au cours des dernières décennies.

« Monsieur le Président, votre premier mandat a été marqué par des progrès. Ne gâchez pas ce que vous avez accompli. »
— Mo Ibrahim

Des événements jugés incompatibles avec la démocratie

Le milliardaire et philanthrope soudano-britannique cite notamment les arrestations de responsables de l’opposition, la mort de l’ancien ministre Mutotwe Kafwaya ainsi que la suspension du dépouillement dans certaines circonstances lors du processus électoral.

« Ces choses ne devraient jamais se produire dans une véritable démocratie. »
A dit Mo Ibrahim

Il estime surtout qu’une démocratie ne peut être évaluée uniquement à travers l’organisation des élections.

« Les élections sont bien sûr un test essentiel de la démocratie. Mais le test va au-delà de ce qui se passe dans les urnes. »

La déclaration intervient alors que le principal opposant, Brian Mundubile, qui conteste la victoire de Hichilema, a depuis été placé en garde à vue avec son colistier Makebi Zulu dans le cadre d’une enquête pour présumée trahison.

La fermeture des tribunaux également critiquée

Mo Ibrahim revient également sur la fermeture, le 24 août, de plusieurs hautes juridictions zambiennes, dont la Cour constitutionnelle, au moment où expirait le délai permettant de contester les résultats de la présidentielle.

Les autorités judiciaires avaient invoqué des raisons de sécurité. Cette fermeture avait cependant suscité de vives critiques, l’opposition cherchant précisément à introduire un recours contre les résultats proclamés.

Pour Mo Ibrahim, cette décision « ne fait qu’ajouter à la confusion ».

Le fondateur de la Mo Ibrahim Foundation rappelle enfin que la Zambie s’est longtemps distinguée en Afrique par ses élections compétitives et ses alternances pacifiques au pouvoir.

Son avertissement à Hichilema est sans équivoque : le bilan politique d’un dirigeant doit être consolidé d’un mandat à l’autre.

« Aucun héritage ne peut être considéré comme acquis. Il doit être protégé et renforcé. »

Alors que Hichilema s’apprête à entamer un second mandat, Mo Ibrahim estime qu’il serait « regrettable » de voir s’effondrer les acquis démocratiques pour lesquels la Zambie a longtemps été citée en exemple.

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