À Kinshasa, les opérations de démolition des constructions anarchiques se poursuivent. Après l’expiration du préavis accordé aux occupants, les bulldozers ont détruit plusieurs installations commerciales le long de l’avenue Étienne Tshisekedi, ex-Huileries, notamment au marché Lufungula.
Menées sous la supervision du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo, commandant du Service national et responsable de la Task force chargée de l’assainissement de Kinshasa, ces opérations ont touché les communes de Lingwala et de Kinshasa.
Au lendemain du passage des bulldozers, le spectacle est désolant au marché Lufungula. Entre les décombres, les commerçants tentent de récupérer leurs marchandises et les matériaux encore utilisables.
Les occupants avaient été préalablement avertis. Certains reconnaissent même avoir bénéficié d’un délai de 45 jours pour libérer les lieux.
Fabrice, un riverain interrogé, approuve cette initiative :
« Cet ordre qui s’installe peu à peu est une bonne chose. Ici, nous sommes au centre-ville où les autorités et beaucoup d’autres personnes passent, ça nécessite que ça soit ouvert comme c’est le cas maintenant. »
Des commerçants confrontés à d’importantes difficultés
Pour d’autres occupants, les conséquences économiques de ces démolitions sont préoccupantes. Guelord Muanza, vendeur de bois de coffrage au marché Lufungula, affirme avoir été averti le samedi d’une démolition prévue le lundi.
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« Nous avons une grande quantité de marchandises entreposées à l’intérieur. Nous avons du bois et beaucoup d’autres choses. […] Où allons-nous entreposer tout ça ? », s’interroge-t-il.
Les démolitions n’ont pas épargné les installations d’établissements commerciaux. Une succursale de Rawbank, située entre les avenues Kigoma et Mahenhe, a également été touchée. Sa clôture a été détruite dans le cadre du dégagement des emprises publiques.
Assainissement de la ville et relance du train urbain
Au-delà de l’assainissement et de la libération des emprises routières, ces opérations s’inscrivent également dans la perspective de la relance du train urbain. L’Office national des transports (ONATRA) avait notamment participé à la sensibilisation des occupants installés à proximité de la voie ferrée.
