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Lubumbashi : l’insalubrité à l’Hôtel de Ville provoque un tollé

Une vidéo montrant l’état préoccupant d’une cage d’escalier de l’Hôtel de Ville de Lubumbashi alimente une vive polémique. Entre insalubrité, garde-fous manquants et couloirs…

Une vidéo montrant l’état préoccupant d’une cage d’escalier de l’Hôtel de Ville de Lubumbashi alimente une vive polémique. Entre insalubrité, garde-fous manquants et couloirs négligés, les images interrogent la gestion d’un bâtiment censé incarner l’administration urbaine et montrer l’exemple en matière d’hygiène publique.

La diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo tournée à l’intérieur de l’Hôtel de Ville de Lubumbashi suscite de nombreuses réactions. Les images montrent une cage d’escalier reliant le rez-de-chaussée aux niveaux supérieurs dans un état jugé déplorable.

Des déchets et des traces d’insalubrité sont visibles à plusieurs endroits. Certains garde-fous sont inexistants ou incomplets, ce qui soulève également des inquiétudes concernant la sécurité des agents et des visiteurs. La négligence serait aussi perceptible dans plusieurs couloirs de cet imposant bâtiment administratif.

Une communication de la mairie qui peine à convaincre

Invité dans les médias pour éclairer l’opinion, le chargé de communication de la mairie a tenté d’établir une distinction entre les bureaux directement occupés par le maire, présentés comme propres, et le grand bâtiment abritant différents services urbains issus des ministères nationaux.

Cette explication n’a cependant pas suffi à éteindre la polémique. Même lorsqu’ils relèvent techniquement de différents ministères, ces services sont installés à l’Hôtel de Ville et travaillent avec l’autorité urbaine dans leurs domaines respectifs. Ils participent quotidiennement au fonctionnement de l’administration de la ville.

La mairie ne peut donc pas complètement se désintéresser des conditions dans lesquelles ces agents travaillent et reçoivent la population.

Quand les services d’hygiène oublient leur propre bâtiment

La situation paraît d’autant plus paradoxale que le même immeuble abrite les services urbains chargés de l’hygiène, ainsi que la police d’hygiène. Ces services sont réputés pour leurs contrôles dans les magasins, boucheries, bars, terrasses et autres établissements fréquentés par les Lushois.

Leur rigueur envers les habitants et les opérateurs économiques devrait logiquement commencer dans leur propre environnement professionnel.

« La charité bien ordonnée commence par soi-même », rappelle un adage qui prend ici tout son sens.

Comment exiger des commerçants et des habitants une stricte observance des règles de salubrité lorsque le principal bâtiment de l’administration urbaine présente lui-même des signes aussi visibles de négligence ?

Un bâtiment symbolique resté inachevé

L’Hôtel de Ville est aussi présenté comme un chantier historique resté inachevé par rapport au projet architectural initial. Plusieurs responsables ayant dirigé Lubumbashi ont annoncé ou envisagé sa réhabilitation et son achèvement.

Des initiatives avaient notamment été entreprises à l’époque du maire Floribert Kaseba Makunko ainsi qu’à l’époque de Madame Tambila, sans permettre l’achèvement complet de cet édifice symbolique.

Malgré les recettes générées quotidiennement par les différents services de la ville, le bâtiment continue de donner l’image d’un chantier abandonné à son sort.

Joyce Tunda appelée à montrer l’exemple

Plusieurs observateurs reconnaissent les efforts engagés par l’actuelle maire intérimaire, Joyce Tunda Kazadi, notamment dans les opérations de salubrité et de lutte contre l’occupation anarchique des espaces publics.

Ils estiment néanmoins qu’une partie de cette énergie devrait également être consacrée à l’Hôtel de Ville lui-même. Un nettoyage régulier, la sécurisation des escaliers, la réparation des garde-fous et l’amélioration des conditions de travail constitueraient déjà des réponses concrètes.

La lutte contre l’insalubrité à Lubumbashi gagnerait en crédibilité si l’administration urbaine appliquait à son propre siège la rigueur qu’elle exige des Lushois.

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