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Kolwezi : les manifestations des creuseurs perturbent les cours et provoquent d’importants dégâts matériels

Depuis plusieurs jours, la ville de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, est secouée par de violentes manifestations des exploitants miniers artisanaux, communément…

Depuis plusieurs jours, la ville de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, est secouée par de violentes manifestations des exploitants miniers artisanaux, communément appelés « creuseurs ». Ces mouvements de protestation, accompagnés d’actes de vandalisme et de pillages, perturbent considérablement les activités scolaires dans plusieurs quartiers de la ville. Des établissements d’enseignement sont contraints de libérer leurs élèves pour des raisons de sécurité, tandis que des parents se précipitent dans les écoles pour récupérer leurs enfants.

La situation demeure préoccupante dans plusieurs quartiers de Kolwezi, où les manifestations des exploitants miniers artisanaux ont entraîné d’importantes perturbations des activités socioéconomiques et scolaires.

Depuis le début de la semaine, les quartiers de Luilu, Kapata, 5 Ans, Hewa Bora, UCK et plusieurs autres secteurs de la ville connaissent des troubles qui affectent directement le fonctionnement des établissements scolaires.

Dans les zones les plus touchées, notamment à Luilu et aux environs de l’UCK, les cours ne se déroulent plus normalement depuis le début de la semaine. Plusieurs écoles ont été contraintes d’interrompre leurs activités et de renvoyer les élèves à domicile.

Mercredi 21 octobre : la panique gagne les établissements scolaires de Manika

La journée du mercredi 21 octobre 2026 a été particulièrement mouvementée dans la cité de Manika, où les troubles ont poussé presque tous les établissements scolaires à libérer leurs élèves avant la fin normale des cours.

Cette situation a provoqué un mouvement de panique parmi les parents d’élèves. Craignant une propagation des violences vers d’autres quartiers, plusieurs parents se sont précipités dans les établissements scolaires pour récupérer leurs enfants.

Le phénomène s’est étendu de la cité de Manika jusqu’aux environs de l’ISTM, où des parents sont également venus chercher leurs enfants, alors qu’aucun trouble n’avait été signalé dans ce secteur au cours de la journée de mercredi.

Cette psychose collective a ainsi contribué à perturber les activités scolaires dans des zones qui n’étaient pas directement touchées par les manifestations.

Des véhicules incendiés et des commerces pillés

Au-delà des perturbations scolaires, les manifestations ont occasionné d’importants dégâts matériels dans plusieurs quartiers de Kolwezi.

Des véhicules poids lourds ont été incendiés le mardi 20 octobre, tandis que des commerces appartenant à de paisibles citoyens ont été pris pour cible et pillés.

Ces actes de vandalisme viennent s’ajouter aux conséquences économiques et sociales des manifestations qui secouent plusieurs secteurs de la ville.

Fermeture présumée des entités de traitement et délocalisation de Kamilombe : les raisons de la colère

À l’origine de ces manifestations figurent principalement deux revendications des exploitants miniers artisanaux.

La première concerne la fermeture présumée des entités de traitement des minerais, dont une grande majorité est exploitée par des ressortissants chinois. Les creuseurs dénoncent cette situation qui, selon eux, menace directement leurs activités économiques.

La deuxième revendication porte sur leur délocalisation du site minier de Kamilombe vers une nouvelle Zone d’exploitation artisanale, identifiée sous le numéro ZEA 371.

Les exploitants artisanaux contestent les conditions de cette délocalisation et exigent une indemnisation correspondant à la valeur réelle des investissements qu’ils affirment avoir réalisés sur le site de Kamilombe.

Pour ces derniers, tout déplacement vers une nouvelle zone d’exploitation doit nécessairement prendre en compte les investissements déjà consentis dans leurs activités minières.

Les autorités démentent la fermeture des entités de traitement

Face aux inquiétudes suscitées par la situation, les autorités ont apporté des précisions concernant le fonctionnement des entités de traitement des minerais.

Selon leurs explications, ces installations n’ont pas fait l’objet d’une décision de fermeture.

Les interventions ayant concerné certaines de ces entités seraient plutôt liées à des opérations de contrôle menées par les services de migration.

Ces opérations auraient notamment conduit à l’interpellation de ressortissants chinois se trouvant en situation irrégulière sur le territoire de la République démocratique du Congo.

Les autorités distinguent ainsi ces contrôles migratoires d’une éventuelle mesure de fermeture des entités de traitement des minerais.

Une commission venue de Kinshasa pour examiner les litiges miniers

Dans ce contexte de tensions, une commission multiservices dépêchée de Kinshasa séjourne actuellement dans la province du Lualaba.

Sa mission consiste à faire la lumière sur différents litiges qui affectent le secteur minier provincial, notamment dans un contexte marqué par les contestations des exploitants artisanaux.

Pendant ce temps, les conséquences des manifestations continuent de se faire sentir sur le fonctionnement des écoles et les activités quotidiennes des habitants de Kolwezi.

Dans plusieurs quartiers, les perturbations des cours constituent désormais l’une des conséquences les plus visibles de cette crise, qui touche directement les élèves, les enseignants et les familles.

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